102 – Les quartiers de la Croix-Rouge et de la Croix-Blanche – Les Kaskarots de Ciboure.

La première partie du prĂ©sent ouvrage consiste en une Ă©tude approfondie de ces quartiers et prend en compte leur Ă©volution. Certes, les limites gĂ©ographiques de la Croix-Rouge et de la Croix-Blanche ne sont pas Ă©videntes. Par exemple, oĂą se termine le centre-ville par rapport Ă  la Croix-Rouge ? Pour tenter de rĂ©pondre Ă  cette question, la totalitĂ© des maisons de la rue Agorette et de l’ancienne rue de la Place qui est son prolongement naturel a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e. Il est manifeste que la partie la plus proche du port fait plutĂ´t partie du centre-ville, la place dĂ©nommĂ©e « de la Tour d’Auvergne » n’Ă©tant plus la place centrale du village depuis la rĂ©alisation des remblais successifs du marais Costa et l’endiguement de la Nivelle Ă  partir du XVIII’ siècle. C’est ainsi qu’ont pu s’implanter la mairie, le fronton et de nombreuses habitations et commerces jusqu’au moulin Ă  marĂ©e (actuel magasin Casino), qui lui aussi allait disparaĂ®tre lors de l’ouverture de la route nationale 10 et de son raccordement au pont en 1885.

La deuxième partie de l’ouvrage, qui concerne les Kaskarots de Ciboure, est tirĂ©e d’un mĂ©moire de fin d’Ă©tude en anthropologie sociale et historique, très documentĂ©, Ă©crit par la cibourienne Maeva Sahastume. Ce rĂ©sumĂ© d’une douzaine de pages met en Ă©vidence les maisons occupĂ©es par les Kaskarots, leurs noms de famille ainsi que leur origine. On y verra que la Croix-Rouge n’est pas leur quartier principal comme cela a souvent Ă©tĂ© Ă©crit, mais que ces derniers occupaient des lieux plus Ă  l’Ă©cart du centre-ville, soit en direction de Bordagain, soit près de la croix blanche et de l’hĂ´pital jacquaire.